FSU 50 : une autre vision de la rentrée dans la Manche
La FSU 50 ne se satisfait absolument pas du constat de rentrée du DASEN dans son entretien de
rentrée à la presse. Derrière les chiffres, il y a des élèves, des familles et des personnels qui
pâtissent du manque de moyens humains alloués par le ministère.
Plusieurs situations d’école délicates ont été soulignées par les représentant.es des personnels lors
du CSA du jeudi 28 août, chiffres à l’appui. « Bien que partageant notre constat, le DASEN a
avoué ne rien pouvoir faire compte-tenu des moyens mis à sa disposition par l’académie et le
ministère de l’Education Nationale ». Seules deux créations de postes, l’une à Sainte Croix Hague
et l’autre à Rocheville, avaient été prévues en amont de la réunion et il ne restait aucune marge pour
tenir compte des effectifs élevés d’autres écoles.
La FSU déplore une nouvelle fois que le DASEN se satisfasse de la dotation dont il dispose,
considérant que les conditions d’apprentissage dans le département sont satisfaisantes. A ne rien
réclamer auprès des instances académiques et nationales, on ne peut effectivement rien
obtenir ! Par conséquent, les choix du DASEN contraignent les équipes pédagogiques à faire des répartitions
de classes qui finissent par être incohérentes avec des classes surchargées, parfois même à multi-niveaux,
faute de moyens suffisants.
De nouveau, la FSU 50 souligne que l’on ne peut pas demander que la France soit mieux placée dans
les classements de l’OCDE si les moyens humains ne sont pas au rendez-vous dans le service public
d’éducation pour encadrer au mieux tous les élèves dans tous les territoires et les faire progresser.
En ces temps de politiques austéritaires, elle rappelle que l’argent public doit aller à l’école
publique.