Sous-investissement dans les services publics,
et notamment dans l’éducation, jusqu’où le sacrifice ?
La FSU 50 s’inquiète de la politique budgétaire du gouvernement Bayrou qui utilise le contexte géopolitique actuel pour faire peser sur les épaules des fonctionnaires, mais aussi envisage de le faire sur l’ensemble des salarié.es, tous les efforts d’économies, sans qu’à aucun moment les ultra-riches et les grands actionnaires ne soient mis à contribution.
Vous avez dit justice sociale ? Mais il n’en est plus question. L’urgence est ailleurs, nous martèle-t-on !
Il y a 6 mois, le président agitait toutes les peurs en brandissant les déficits publics et cherchait par tous moyens à sauver le pays par une cure d’austérité dans les dépenses publiques rendues responsables de la situation.
Et maintenant avec la menace brandie par Trump et Poutine de conflits géopolitiques majeurs, le président et son gouvernement changent de discours quant au respect de l’équilibre budgétaire pourtant jugé par eux-mêmes indispensable, en accordant des milliards d’euros pour la défense.
La FSU 50 rappelle que faire porter la culpabilité sur les personnels des services publics, entre autres, est indigne. En pleine période de carte scolaire, le sous-investissement dans l’École ne fera que renforcer le manque d’attractivité des professions d’enseignement et d’éducation.
Mais il aura aussi comme impact de plus en plus de classes sans professeurs, faute de personnels suffisants, aggravant par la même occasion le mal-être de ces mêmes personnels et les conditions d’apprentissage des élèves. Les alertes de la FSU sont d’ailleurs nombreuses sur ce sujet.
La situation géopolitique exige au contraire une école forte qui forme de futur.es citoyen.nes éclairé.es, émancipé.es pour ne pas voir notre pays tomber dans les mains de l’extrême droite !